[LEGENDAGEM] – Documentário: REVOLUÇÃO ESCOLA (1918-1936)

REVOLUÇÃO ESCOLA (1918-1936), documentário.

Revolution_Ecole

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Original title: RÉVOLUTION ÉCOLE (1918-1939)

Director: Joanna Grudzinska

Year: 2016

Country: France

Runtime: 86 minutes

Genre: Documentary

Producteurs: Les Films du poisson, ARTE FRANCE

LEGENDAGEM NÃO PROFISSIONAL.

DISCIPLINA FILOSOFIA DA EDUCAÇÃO.

HISTÓRIA DA “ESCOLA NOVA”.

Ednei de Genaro.

Intro-Filme

Entretien avec Joanna Grudzinska, réalisatrice de “Révolution école 1918-1939”.

Julho de 2017. Mediapart.

https://blogs.mediapart.fr/cedric-lepine/blog/040717/entretien-avec-joanna-grudzinska-realisatrice-de-revolution-ecole-1918-1939

Revolução Escola

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CATÁLOGO – HARUN FAROCKI: O TRABALHO COM AS IMAGENS

CATÁLOGO – HARUN FAROCKI: O TRABALHO COM AS IMAGENS (FORTALEZA, 2017)

Baixar: Catálogo – Mostra Farocki – 2017 – Fortaleza

 Mostra Harun Farocki 2017

SUMÁRIO

Apresentação

por Ednei de Genaro e Virgínia Pinho

Por que Harun era tão precioso para nós?

por Raymond Bellour

A saída dos operários da fábrica

por Harun Farocki

Sobre o documentário

por Harun Farocki

A industrialização do pensamento

por Harun Farocki

FILMES

INSTALAÇÕES

ENTRETIEN AVEC HARUN FAROCKI

ENTRETIEN AVEC HARUN FAROCKI

Farocki - Petzold

Publié dans FESTIVAL D’AUTOMNE À PARIS 2017 13 sept – 31 déc

DOSSIER DE PRESSE – HARUN FAROCKI / CHRISTIAN PETZOLD

Download (*.pdf): Festival d’Automne 2017 – Farocki – Centre Pompidou

« GARDER L’HORIZON OUVERT »

En février 2014, Harun Farocki nous a invités à nous entretenir avec lui à son appartement dans un ancien quartier communiste de Berlin. Il venait d’avoir soixante-dix ans et était toujours très actif : en plus d’avoir tout juste sorti son dernier film Sauerbruch Hutton Architects (2013), il était également en train de préparer trois nouvelles installations pour son projet de long terme Parallel qu’il avait commencé en 2012. Nous avons parlé en anglais un peu moins d’une heure pour ce que nous réalisons maintenant être l’un de ses derniers entretiens, puisqu’il est décédé le 30 juillet 2014.

Farocki était irremplaçable et avait une capacité unique à faire vivre les images sur l’écran. Dans notre conversation, nous étions particulièrement intéressés par ses idées sur les relations que le dispositif cinématique et la production artistique entretiennent, aussi bien que par les stratégies politico-esthétiques qu’il utilisait ou qui représentaient un intérêt pour lui. En réponse à cela, il s’est exprimé en détails sur sa relation intime aux images, ou les dimensions technologiques, politiques, artistiques et poétiques du cinéma s’entrelacent parfois de manière étonnante.

 

De nos jours, il est très commun de décrire votre travail de l’image d’archive comme une sorte d’archéologie, ainsi que l’ont proposé des critiques tels que Georges Didi-Huberman et Christa Blümlinger.

Je trouve le mot “archéologie” un peu excessif. Pour moi, l’archéologie consiste, essentiellement, à découvrir la présence de cultures à travers des éléments qui témoignent de leur existence – comme en Grèce par exemple – dont nous n’avions aucune connaissance auparavant. Cela, pour moi, c’est de l’archéologie. Je ne pense pas que l’histoire du cinéma, de quelque sorte qu’elle soit, puisse être considérée comme de l’archéologie, surtout aujourd’hui, avec internet et quasiment toutes les archives accessibles en ligne sur des sites comme YouTube.

Y a-t-il, alors, une sorte d’ « archéologie » possible à travers la pratique du montage ?

Aux Pays-Bas, il y a quinze à vingt ans, il était judicieux de dire que les archives ne signifient pas seulement que vous devez conserver des choses, mais que quelqu’un doit en faire quelque-chose, par exemple que des cinéastes réalisent des films à partir d’images anciennes. Faire usage des trésors des archives : je trouve que c’est une idée très intelligente. D’une certaine manière, c’est ce que j’essaie de faire. Si vous regardez des images conservées depuis cinquante ou cent ans, vous pouvez peut-être en faire aujourd’hui des lectures différentes des intentions originelles. Est-ce que vous connaissez le texte de Jacques Rancière dans lequel il décrit un film de Chris Marker ?[1] (Comme Rancière l’a noté dans cet essai), la caméra veut juste enregistrer, elle ne distingue pas les intentions du réalisateur. D’une certaine manière, c’est un grand avantage, parce qu’il y a un surplus documentaire dans les images produites par ce dispositif « froid ». Le montage – au sens le plus large – peut rendre cela visible.

Nous sommes fascinés par cette idée de « regard de la machine » que l’on trouve dans votre travail. Il y avait déjà cette forte croyance aux débuts du cinéma chez des personnes comme Dziga Vertov qui ont suggéré que le regard de la caméra n’était pas réductible au regard de l’humain.  Il nous semble que votre travail est très fidèle à cette idée.

L’un de ces aspects mécaniques auquel je viens de faire allusion, c’est qu’une machine enregistre tout ce qui se trouve dans le cadre, sans distinction, et pas seulement ce que vous aviez l’intention de mettre en lumière. Après cinquante ans ou plus, vous pouvez y lire un sens différent, qui n’était pas du tout voulu à l’origine. Et qui devient assez évident. Cela peut valoir aussi pour la peinture bien sûr. Les personnes qui commandaient à des peintres célèbres des portraits de leur fille favorite, de leur fiancée ou de leur maîtresse avaient probablement aussi des difficultés avec le résultat, qui pouvait avoir un sens différent de celui qui était à l’origine de la commande.

Pensez à ce qu’on appelle la caméra subjective : de nos jours, dans les jeux-vidéo, il y a aussi une caméra derrière la personne, le tireur ou qui que ce soit, qui bouge à travers les rues dans un scénario imagé. Vous voyez de quelle étrange construction de la subjectivité il s’agit là ! Vous pouvez dire que ce point de vue doit être subjectif, qu’il doit être pris d’une certaine perspective, mais il n’a, bien sûr, pas du tout le même sens qu’une vision ou un regard humain. C’est aussi parce que nous ne sommes pas des machines : nous regardons en différents points que nous comparons, nous faisons des millions d’opérations mentales lorsque nous regardons des images et que nous avons l’impression visuelle d’un film. Cela ne se réduit pas au fait de voir des couleurs, de l’obscurité et de la lumière… C’est bien plus que cela ; c’est une immense construction, comme le flux de conscience de Joyce.

Les questions liées à la supposée “délégation” de l’action humaine aux machines sont devenues un véritable enjeu contemporain. Nous les avons identifiées comme une point de fascination dans vos films depuis les années 1980 au moins. Que pensez-vous de tout cela aujourd’hui ?

La vraie question (ici) est : qu’est-ce que le mot “délégation” signifie ? Le fait qu’une machine travaille pour nous ne signifie pas que nous lui déléguons notre travail. La délégation est un processus complexe, vous ne pouvez pas le faire simplement. Par conséquent, le mot « délégation » ne signifie pas grand-chose à mes yeux puisque quand vous essayez de déléguer, vous ne le pouvez pas vraiment, la machine voulant toujours quelque-chose de vous.

La première chose que nous avons pensée lorsque nous avons eu l’ordinateur, c’était que nous n’aurions plus à travailler, la machine allait tout faire à notre place. Aujourd’hui, les industries ont un intérêt considérable à la production de logiciels et nous passons dix heures par jour devant nos ordinateurs. Nous avons plus de travail qu’avant.

Dans mon film Images du monde et inscription de la guerre (Bilder des Welt und Inschrift des Krieges, 1989),  je traitais, d’une part, de certains aspects des débuts de l’enregistrement automatique de l’histoire par des appareils photographiques. Aujourd’hui, bien entendu, il y a d’autres médias, mais lors de la Seconde Guerre Mondiale, il n’y avait que la photographie aérienne. Nous avions déjà des machines qui enregistraient des données historiques. Mais, d’autre part, il y avait aussi (dans le film) ces personnes qui semblaient sorties d’une odyssée : deux hommes d’Auschwitz qui ont assisté à ce qui se passait là-bas, qui se sont échappés, et qui racontent aujourd’hui au monde ce qu’ils ont vu. C’est la vieille méthode historiographique, qui est d’une certaine manière la base de notre idée de l’histoire. Il y a beaucoup de controverses autour de l’enregistrement des données historiques par des machines. Les données sont difficiles à lire, nous avons toujours besoin de l’esprit humain pour les déchiffrer.

Nous avons cru comprendre que vous avez travaillé avec l’archéologue allemand des medias Wolfgang Ernst. Quel était votre principal objectif avec ce projet ?

Il y a un petit livre à ce propos[2]. Il y a plus de 12 ans, nous avons organisé un congrès à Berlin[3] lors duquel nous avons essayé de demander aux gens d’intervenir sur ces questions : comment des images peuvent-elles commenter des images ? Comment pourriez-vous appréhender des images d’archives sans utiliser le langage ? Si vous avez une archive, vous devez faire des notes précisant «ça vient de Köln », «ça date de 1910 », et ainsi de suite. Pour avoir d’autres moyens d’y accéder, vous auriez des logiciels qui demandent « quelles images représentent des usines ? » ou « ici nous avons une usine, voyons les autres usines que nous avons ». Nous avons tout cela maintenant avec Google et le reste, mais ça ne marche toujours pas de la manière dont nous le voudrions. Cela n’aide pas vraiment comme un outil le ferait, cela vous aide à trouver des visages (ça aide la police aussi !), mais ça ne marche pas dans le sens où ça ne construit pas un ordre, un inventaire propre. C’était le sujet de cette conférence.

Dans des travaux comme Section (Schnittstelle, 1995), vous exécutez et analysez différentes formes de montages, et vous avez noté ailleurs que le passage à la vidéo a fondamentalement changé la manière dont vous travaillez avec les images. Nous serions curieux de connaître votre avis plus généralement à propos des évolutions technologiques du cinéma, et comment cela a changé votre façon de faire des films.

Je trouve le développement technologique globalement avantageux. Donc je ne pense pas que ça soit une mauvaise chose. La qualité de l’image et du son étaient bien pires avant que ce que vous pouvez faire avec un simple ordinateur aujourd’hui. Mon ambition à l’époque était de ne pas faire de distinction entre la production et la post-production : de commencer le montage dès le premier jour. Cela est devenu bien plus facile aujourd’hui avec le montage numérique. Lorsque vous rentrez d’un tournage à Francfort en train, vous pouvez commencer à monter les rushes, à y réfléchir, à faire des essais avec. Tout cela signifie pour moi que c’est devenu plus concret, plus focalisé sur la question de la « réelle qualité » des images et moins sur les intentions, parce que vous avez la matière, et vous vous demandez : « Oui, mais est-ce que c’est assez bon ? Qu’est-ce qu’on peut en faire ? Quelle pourrait être la prochaine image ? ». Vous pouvez réellement comparer des images ou commenter des images par d’autres images, ce qui est quelque-chose que j’aime beaucoup faire.

Pourriez-vous expliquer un peu plus cette volonté de ne pas différencier production et post-production ?

Cela a commencé surtout dans les années 1980, lorsque je travaillais sur des films comme Images du monde (Images of World, 1989) ou Tel qu’on le voit (Wie Man Sieht, 1986), ou même plus tôt encore, lorsque j’ai essayé d’échapper à ce modèle absurde où vous avez d’abord le scénario, les intentions, que vous devez ensuite traduire dans le réel, dans le film concret, ou ailleurs. Ce n’est pas vraiment nouveau – beaucoup de réalisateurs improvisent. Godard a toujours un peu improvisé. Cassavetes a tout le temps improvisé également.

Techniquement, vous dites “OK, je commence à filmer” et après… vous montez un peu, et c’est à partir de là qu’émerge une nouvelle idée pour le prochain plan. C’est une approche différente, qui est assez commune lorsque vous peignez ou que vous écrivez un livre, quand vous n’avez pas un concept général en premier que vous exécutez ensuite, mais que vous allez pas à pas.

Dans Section, vous avez dit que vous ne pourriez plus écrire sans deux images en face de vous. Quelle est l’interaction entre les images et les mots lors de votre processus créatif ?

La plupart de mes travaux ont reçu de l’argent de la télévision ou des fonds d’agences auxquelles vous devez soumettre un projet à évaluation. À l’époque, bien entendu, je devais produire quelque-chose, disons cinq ou dix pages, et parfois, je n’avais aucune idée de la forme que prendrait le film. Je prétendais le savoir, mais je voulais garder l’esprit et l’horizon ouverts. Et maintenant, depuis que mes moyens proviennent principalement de centres d’art, je ne peux pas vraiment dire « j’ai besoin de ça » ou « donnez-moi quelque chose ». Je dois attendre les opportunités. Alors,  j’ai appris à garder des idées à l’esprit, sans savoir ce qu’elles vont devenir. Dès que je vois de l’argent, elles surgissent (rires). Parfois ça marche ; parfois ça ne marche pas si bien ; parfois c’est prévisible et parfois non. C’est vraiment difficile à dire.

Je trouve cela plutôt bien de ne pas avoir d’impulsion idéalisée, « voici mon projet, comment pourrais-je le financer ? », mais d’essayer de trouver quelque chose qui correspond aux moyens – ce que beaucoup de personnes ont fait, notamment les peintres qui ont attendu des commandes pour peindre. Dans ce sens, ce n’est pas important d’écrire devant deux images ou sous la table ou n’importe où. La seule chose importante, c’est que la forme que prend le film est plus basée sur les images que vous avez vraiment, et sur votre propre jugement de celles-ci.

Vous avez dit un jour que vous vouliez produire un travail qui soit “une forme d’intelligence”. Comment cela fonctionne en relation avec le montage surtout ?

En toute modestie, j’ai essayé de trouver des moyens grâce auxquels ce ne sont pas seulement les mots qui construisent le discours cinématographique mais, d’une certaine manière, l’aspect, le montage, la forme du film qui y contribue. Cela peut paraître un peu poétique de vouloir faire « des images qui pensent » et « des films qui pensent », mais c’est une de mes ambitions : trouver une certaine autonomie de la forme cinématographique grâce à laquelle vous ne vous contentez pas de répéter des choses qui existent déjà sur le papier en essayant de les traduire en film. Vous essayez ainsi de donner de l’autonomie au médium cinématographique. C’est l’un de mes buts.

L’Expression des mains (Der Ausdruck der Hände, 1997) explore la grammaire des gestes dans le cinéma des premiers temps. Dans vos documentaires d’observation, les gestes sont également signifiants, particulièrement en ce qu’ils peuvent exprimer de nouvelles dimensions du travail au sein du capitalisme. Qu’est-ce que ces gestes humains ont la capacité de raconter ?

Il y a plusieurs choses. La grammaire et la syntaxe cinématographiques sont concentrées sur une identification des personnes par leur visage. Mais pourquoi le visage ? C’est étrange ; c’est une entreprise « bourgeoise », si je puis dire. Quand je retire mes lunettes, j’identifie toutes les personnes que je connais à la manière dont elles marchent. Ces aspects-là sont intéressants, et bien sûr la cinématographie les inclut aussi ; elle inclut d’autres gestes, pas seulement les expressions faciales. Cependant, la caméra n’est généralement pas focalisée sur les mouvements corporels. Le Loup de Wall Street (Martin Scorsese, 2013) n’est que visages, visages et visages encore.

Dans des films comme Endoctrinement (Die Schulung, 1987), Les créateurs des mondes de consommation (Die Schöpfer der Einkaufswelten, 2001), ou, récemment, Un nouveau produit (Ein Neues Produkt, 2012), vous développez une stratégie d’observation des gestes et des discours dans beaucoup des loci du capitalisme. Vous avez parlé précédemment de votre surprise quant à la permission si facile de filmer ces environnements.

(En ce qui concerne Les créateurs des mondes de consommation), ce n’était pas difficile d’avoir la permission de filmer parce que les urbanistes, les architectes, les consultants et tous ceux qui travaillent au développement de centres commerciaux n’avaient rien à cacher. Ils n’ont pas l’incroyable connaissance scientifique qu’ils prétendent détenir. Dans le monde des industries du commerce, peut-être n’avons-nous même pas besoin de nos dix doigts pour compter ce qu’ils savent. Par conséquent, ils construisent un énorme décorum, prétendant à la scientificité. Dans ce sens, ils n’ont rien à cacher, parce qu’ils ne savent pas grand-chose. J’ai fait des recherches et j’ai cru moi aussi que ce serait difficile de les filmer, je pensais qu’ils avaient des secrets mais en réalité ils n’en ont pas, et c’est cela le vrai secret qu’ils veulent garder (rires).

Vous avez également dit que vos films des années 1960 – 1970 sont devenus, d’une certaine manière,  politiquement obsolètes[4]. Comment, par exemple, cela vaut-il pour un film comme Entre deux guerres (Zwischen Zwei Kriegen, 1978)?

Dans une perspective idéologique, raconter l’histoire de la République de Weimar du point de vue technologique est symptomatiquement intéressant mais, si vous êtes intéressé par l’histoire, vous ne pouvez pas la réduire aux contraintes techniques, aux « forces de production », comme j’ai essayé de le faire. Toutes les particularités qui informent l’histoire, et singulièrement l’histoire du siècle dernier, manquent. Et je voulais expressément qu’elles manquent. Je trouve cela obsolète à cause de cet étrange dogmatisme caché (rires), qui n’a plus une valeur aussi forte, heureusement. Un auteur allemand, qui a écrit de bons livres sur les mouvements politiques des années 1960 et 1970, a dit : « Dans les années 1970, 5 000 à 10 000 des jeunes gens les plus intelligents d’Allemagne ont écrit et parlé nuit et jour de politique, et pas un seul mot n’a encore de valeur » (rires). Je suis d’accord, plus ou moins.

Votre travail d’installation depuis le milieu des années 1990 a modifié votre approche des formes du commentaire, telles que les voice-overs. Cela nous semblait amener un aspect plus laconique à votre travail, dans le sens où vous attendriez plus des images elles-mêmes…

Vous avez raison, mais il y a des exceptions. Reconnaître et poursuivre (Erkennen und Verfolgen), qui date de 2003, contient beaucoup de commentaires mais de manière générale, vous avez raison. La série des Serious Games (2009-2010) est basée sur un petit paradoxe : les images qui préparent à la guerre sont les mêmes que celles qui soignent le trauma que cette guerre a provoqué. C’est une idée très simple et j’aime avoir un commentaire structurel plutôt qu’énoncé. La simplicité sans simplification est un but qui m’est cher. C’est lié à la délimitation des espaces artistiques où je montre ces travaux. Les choses doivent y être plus courtes. C’est aussi un avantage parce que dans les espaces artistiques, par exemple, vous pouvez montrer des travaux, comme je l’ai fait avec Parallel (2012-2014), divisés en chapitres I, II, III, et IV. Ils sont tous séparés. C’est une forme de structure dans laquelle il y a des petits chapitres autonomes qui ont des interrelations. Il n’est pas nécessaire de modérer tout le temps comme on le fait dans un film conventionnel. Je trouve ça plutôt intéressant.

Pensez-vous que ce changement d’environnement a contribué au changement dans le style du commentaire?

Cela se pourrait bien. D’une certaine manière, c’est une forme de montage spatial. C’est une approche différente.

Concernant ces différents espaces, Raymond Bellour a écrit dans La Querelle des dispositifs (2012) sur ce moment de “crise” de la salle de cinéma qui représente une ouverture à de nouvelles manières d’exposer l’image en mouvement, particulièrement en dialogue avec l’art contemporain. Bellour est un des critiques qui ont regardé votre travail comme un cas d’étude contemporain. Quels sont vos sentiments quant à ces changements ?

Bellour a dit que malgré l’état terrible dans lequel se trouve l’industrie du film et la télévision en ce moment, beaucoup de bons films sont réalisés à travers le monde. C’est en partie pour cette même raison, parce que l’industrie va mal. Les crises peuvent aussi être libératrices. Les crises peuvent faire émerger des formes de cinématographies ou de perceptions totalement nouvelles, un peu de la même manière que notre communication est devenue plus complexe avec l’internet. Vous pouvez lire de longs textes sur un tout petit écran. Il y a quinze ans, à la télévision, tout ressemblait à une déclaration du gouvernement ou de l’industrie. Donc, dans ce sens, il y a véritablement une crise, mais une crise c’est quelque-chose de positif, ça crée une « espèce » différente.

Pensez-vous que l’idée de “soft montage”, sur laquelle vous avez écrit[5] devrait rendre ce traitement des images plus visible ?

L’idée de ne pas dire “A ou B” mais “A et B” est importante dans ma propre conception du « soft montage ». Lorsque Deleuze lisait Godard, il avait cette idée que les images de ses films ne s’excluaient pas les unes et les autres, mais qu’elles construisaient une relation entre elles pendant le film. C’est bien entendu une approche différente des images au-delà de l’iconoclasme. D’un côté, il y a un « soft montage », parce qu’il y a la présence de plusieurs images dans le même film qui ont une relation « douce » entre elles. D’un autre côté, il y a un film dans un espace et un autre film à côté de lui, et ils entretiennent une relation. Ce n’est plus du « soft montage » mais plutôt une bataille, c’est cacophonique. Je ne sais pas s’il existe un équivalent pour les images – quelque-chose comme des « caco-images » (rires). En ce sens, le montage peut aussi être « dur » entre certaines parties du travail.

Selon nous, votre travail suspend à la fois les gestes iconoclastes et iconophiles, à la recherche d’une troisième voie : nous pensons que vous tentez de trouver ces autres voies. Comment le montage vous aide à « penser » les images du monde ?

Je suis très difficile avec les mots, j’en ai parfois une phobie. Je déteste certaines expressions – non pas parce que leur construction serait incorrecte, mais parce que leur champ lexical est d’une certaine manière connecté à d’autres champs lexicaux nuisibles. Il en va de même pour moi avec les images. Très souvent, je trouve quelque chose ou je tourne quelque chose qui pourrait vraiment m’aider à faire un film, qui pourrait vraiment marquer un point, et je ne l’utilise pas à cause de ce manque d’intensité que je suis incapable de décrire précisément. Je veux garder aussi un rapport intuitif à tout cela. Je regarde des images, elles doivent être assez fortes, sinon elles doivent quitter le film. C’est un peu comme la vie. Il y a des gens que vous connaissez et, vous ne le décidez pas, vous découvrez si vous aurez envie de les voir souvent, si vous deviendrez amis, si vous partagerez  leur vie, ou s’ils resteront en périphérie et quitteront votre horizon. Je traite les images de la même façon. Elles n’ont pas besoin d’être belles ou uniques. Parfois elles peuvent presque être grossières, mais elles doivent contenir des tensions, des aspects intéressants, ou des sens contradictoires. C’est important pour moi.

par Ednei de Genaro et Hermano Callou, Senses of Cinema (n°79), juillet 2016

Traduit de l’anglais par Marion Grand et Judith Revault d’Allonnes

[1] Farocki se réfère à l’essai « La Fiction de mémoire. A propos du Tombeau d’Alexandre ». Trafic (29), p. 36-47, 1999, dans lequel Jacques Rancière étudie Le Tombeau d’Alexandre de Chris Marker.

[2] Farocki se réfère au livre Suchbilder de Stefan Heidenreich, Wolfgang Ernst et Harun Farocki (Berlin : Kulturverlag Kadmos, 2003).

[3] Farocki se réfère à la conférence Suchbilder, qui s’est tenue à Berlin en 2001.

[4] Cela est tiré d‘un entretien entre Thomas Köster et Harun Farocki de 2012 sur le site internet du Goethe Institut.

[5] Voir Farocki, « Cross Influence/ Soft Montage », Harun Farocki, dans Against What? Against Whom?, ed. Antje Ehmann et Kodwo Eshun, Londres : Koenig Books, 2010.

[Ensino] – Filosofia da Educação

UNIVERSIDADE FEDERAL DO MATO GROSSO DO SUL – UFMS

CÂMPUS NAVIRAÍ – CPNV

CURSO CIENCIAS SOCIAIS 

PROFESSOR

EDNEI DE GENARO, Dr.

Nome da Disciplina:                FILOSOFIA DA EDUCAÇÃO

Ano:        2017 – Semestre: 1

OBJETIVO:         

A disciplina de Filosofia da Educação procura desenvolver habilidades e conhecimentos a partir de três eixos centrais: 1- A história da educação e suas posições político-filosóficas; 2- Os teóricos principais da Educação, seus discursos sobre valores, concepções e ações no campo da pedagógico; 3- As questões filosóficas na dimensão educacional e pedagógica da cultura contemporânea. Busca-se fomentar diálogos, reflexões e o espírito crítico dos alunos.

PROGRAMA:    

Aula 1 – Apresentação

“Escola: uma questão de valores”

Aula 2 – Pensando a realidade educacional brasileira I

Documentário: “Educação”. Ano: 2017. Dir.: Cézar Migliorin & Isaac Pipano

educacao migliorin pipano

BLOCO I – POSIÇÕES POLÍTICO-FILOSÓFICAS E TENDÊNCIAS PEDAGÓGICAS

POSIÇÕES

Aula 3 – Educação como redenção da sociedade

Aula 4 – Educação como reprodução da sociedade

Aula 5 – Educação como transformação da sociedade

Textos indispensáveis: Luckesi (1990, p.37-52); Aranha (1990, cap.14, p.136-147)

Textos complementares: Meksenas (2012, p.35-45; 59-70); Cambi (1999, p.407-502)

Aula 6 – Pensando a realidade educacional brasileira II

Documentário: “Nunca me sonharam”. Ano: 2017. Dir.: Cacau Rhoden

Nunca me sonharam

TENDÊNCIAS

I – “TENDÊNCIAS LIBERAIS” (PROGRESSIVISTAS OU CONSERVADORAS)

[“Grupos de Trabalho / Teatral-Didático”]

Aula 7 – Liberal Tradicional & Liberal Tecnicista

Aula 8 – Liberal Renovada Progressivista & Liberal Renovada Não Diretiva

Textos indispensáveis: Lukesi (1990, p.52-70); Aranha (1990, p.157-180)

Textos complementares: Meksenas (2012, p.51-55); Cambi (1999, p.509-587)

II – “TENDÊNCIAS PROGRESSISTAS” (MODERADAS OU RADICAIS)

Aula 9 – Progressista libertadora & Libertária

Aula 10 – “Crítico-social dos Conteúdos”

Textos indispensáveis: Luckesi (1990, p.72-80)

Texto complementar: Meksenas (2012, p.87-92); Aranha (1990, p.181-196)

Aula 11 – Discussão: “ESCOLA NOVA”

Documentário: “Revolução Escola (1918 – 1939)”. Ano: 2014. Dir.: Joanna Grudzinska

Classe-Montessori-Révolution-école-mag-émoi-émoi

AULA 11 – AVALIAÇÃO ESCRITA EM SALA DE AULA

BLOCO II – EDUCAÇÃO E QUESTÕES FILOSÓFICAS A PARTIR DA CULTURA CONTEMPORÂNEA

Aula 12 e 13 – Sociabilidade (vida em redes sociotécnicas) (Paula Sibilia)

Texto da aula: Sibilia (2012) – “A escola no mundo hiperconectado: redes em vez de muros?”

Aula 13 e 15 – Ética (Michel Serres)

Texto da aula: Serres (2013) – “Polegarzinha”.

Bibliografia:

ARANHA, M. L. A. Filosofia da educação. São Paulo: Editora Moderna, 1990.

ARENDT, Hannah. Entre o passado e o futuro. 5 ed. São Paulo: Editora Perspectiva, 2003.

BONDÍA, Jorge Larrosa. Notas sobre a experiência e o saber de experiência. In: Revista Brasileira de Educação, Jan-Fev, n°19, 2002, p.21-28.

BUZZI, Arcângelo. Introdução ao pensar: O ser, o conhecimento e a linguagem. Petrópolis: Vozes, 2003.

CAMBI, Franco. História da pedagogia. São Paulo: Unesp, 1999.

CHAUÍ, Marilena. Convite à Filosofia. Rio de Janeiro: Ática, 1998.

DEWEY, J. Democracia e educação: introdução à Filosofia da educação. Tradução de Godofredo Rangel e Anísio Teixeira. 3. ed. São Paulo: Nacional, 1959.

FLICKINGER (1998), Hans-Georg. Para que filosofia da educação? – 11 teses. In: Perspectiva. Florianópolis, v.16, n. 29, p. 15 – 22, jan./jun.,1998.

GADOTTI, Moacir. Concepção dialética da educação. São Paulo: Cortez, 1990.

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GHIRALDELLI, Paulo Jr. O que é filosofia da educação? Rio de Janeiro: DP&A, 2002.

GOERGEN, P. Educação e valores no mundo contemporâneo. Educação e Sociedade, Campinas, v. 26, n. 92, out. 2005.

KANT, Immanuel. Textos seletos. 2.ed. Petrópolis: Vozes, 1985.

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SIBILIA, Paula. A escola no mundo hiperconectado: redes em vez de muros? In: Matrizes, vol. 5, núm. 2, janeiro-junho, 2012, pp. 195-211.

SUCHODOLSKI, B. A pedagogia e as grandes correntes filosóficas. In: WOJNAR, I. Bogdan Suchodolski. Recife: Fundação Joaquim Nabuco, Editora Massangana, 2010. (Disponível online).

TEIXEIRA, A. Pequena introdução à Filosofia da Educação: A escola progressiva ou a transformação da escola. 6. ed. Rio de Janeiro: DP&A, 2000.

[Ensino] Disciplina: CULTURA E POLÍTICA NO BRASIL CONTEMPORÂNEO

DISCIPLINA:

CULTURA E POLÍTICA NO BRASIL CONTEMPORÂNEO

PROFESSOR:

EDNEI DE GENARO, DR.

PROPOSTA DA DISCIPLINA

O professor responsável propõe temas de debate e sugere literaturas aos alunos, divididos em grupos. Cada grupo discute o tema previamente selecionado, avaliando as literaturas a ser utilizadas, propondo um roteiro de aula e acertando, por fim, com o professor responsável. A proposta da disciplina é, portanto, fazer com que todos os alunos se coloquem também no papel de professores, contextualizando, pensando conceitos e promovendo debates. Parte-se, para tanto, de materiais encontrados em revistas e encartes de jornais brasileiros, que dispõem de textos midiáticos mais densos e fundamentados e debatem problemas culturais e sociopolíticos do país: Le Monde Diplomatique, Piseagrama, IHU – Unisinos, Piauí, Outras Palavras, Folha “Ilustríssima” (incluindo, por vezes, ensaios e trechos de livros). Para cada tema, uma obra cinematográfica brasileira abrirá as discussões.

Tema 1: DEMOCRACIA

Aula 1: Redemocratização no Brasil

IHU On-line. 25 anos da constituição: avanço e limites. Edição 428, Setembro, 2013.

BRESSER-PEREIRA, Luiz Carlos. O surgimento do Estado republicano. Lua Nova, São Paulo, n. 62, p. 131-150, 2004.

 Aula 2: A “era Lula” e os rumos da democracia

PERLATTO, Fernando. Decifrando o governo Lula: interpretações sobre o Brasil contemporâneo. In: Revista de Ciências Humanas, Viçosa, v. 15, n. 1, p. 256-272, jan./jun. 2015.

CADERNOS IHU IDEIAS. #Vem para rua: outono brasileiro? Leituras (Edição 191, 2013).

Leituras complementares:

COCCO, Giuseppe. As manifestações de Março de 2015 são o avesso de Junho de 2013 (Edição 461, 23 de março de 2015).

BENJAMIN, Cesar. É pau, é pedra, é o fim de um caminho. A crise, a dissolução da esquerda e o legado conservador do lulismo. (Revista Piauí, Edição 103, 2015).

NOBRE, Marcos. O choque da democracia. São Paulo: Cia das Letras, 2013.

FILME:

Feridos pelo Estado (Brasil, 2017, Leonardo Blecher, 28’)

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Tema 2: EDUCAÇÃO

Educação como valores no presente ou no futuro?

OTAVIANO, Helene et al. Brasil: uma política educacional fundamentada em mitos? (Revista Le Monde Diplomatique, 3 de novembro de 2016)

CARRIELO, R., COELHO, T. Educação, pátria iletrada (Revista Piauí, Edição 124, 2016)

MIGLIORIN, C.; PIPANO, I. Imagens-que-estão-aí. A montagem e o espectador em uma pesquisa empírica com Educação (2017) – artigo / prelo.

FILME:

Educação (Brasil, 2017, Migliorin; Pipano, 50’).

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TEMA 3: DESIGUALDADE E PRECONCEITO

Aula 1: O que meritocracia tem a ver com a desigualdade?

Ballesta, Nairan. A falácia da Meritocracia (Pragmatismo político, 2012)

Medeiros, Marcelo. Mundo é o lugar mais desigual (Revista Piauí, Edição 117, 2016).

Aula 2: O fascismo e o ódio aos pobres no Brasil.

ORWELL, G. O que é fascismo (1944, trecho)

Oliveira,  Neofascismo e crise política no Brasil (Le Monde, 2017)

SOUZA, Jessé de. Problema é o ódio ao pobre no Brasil (Le Monde, 2017)

FOLHA DE S. PAULO. Justiça multa organizadores do rolezinho (Folha, 2017)

FILME:

A cidade é uma só? (Brasil, Adirley Queirós, 2011, 79’)

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TEMA 4: TRABALHO

Aula 1: Neoliberalismo, precarização e as novas lutas de classe

STANDING, R. O precariado e a luta de classe (Revista Ciências Sociais, 2014)

ANTUNES, R. Devastação do trabalho e contrarrevolução de Temer (Revista Le Monde Diplomatique, 2017)

POCHMANN, M. Terceirização e consequências no Brasil (Revista Le Monde Diplomatique, 2017)

FOLHA DE S. PAULO. Terceirização não derruba salário, mostra estudo (03-09-2017).

Aula 2: “Uberização” e estratégias de renovação da crítica e das lutas de esquerda

MOROZOV, E. Da utopia digital ao choque social (Revista Le Monde Diplomatique, Outubro, 2014)

PELBART, P. P. A terra, a guerra, a insurreição (Revista Eco-pós, Vo. 18, n.2, 2015)

VÍDEO/FILME:

Emprecariado (2017, Gregorio Duduvier/HBO, 18’)

Trabalhadores saindo da fábrica (1995, Harun Farocki, 36min) – trechos

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TEMA 5: QUESTÃO INDÍGENA

Aula: Genocídios, demarcações, Funai, Luta de classe, Opressão.

CASTRO, Eduardo Viveiros de, E. Os povos indígenas. Os involuntários da pátria (Aula pública, 2016)

IHU-IDEIAS. Genocídio dos povos indígenas (Especial, n°478, 2015)

FILME:

Martírio (Brasil, 2016, Vincent Carelli, 180’).

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TEMA 6: PERIFERIAS URBANAS

Aula: Ocupações, direitos sociais, metrópole, mercado, agir político

FREDERICO, Celso. Da periferia ao centro: cultura e política em tempos pós-modernos (Revista Estudos Avançados, 2013)

TOMMASI, Lívia. Cultura da periferia: entre mercado, os dispositivos de gestão e o agir político (Revista Política & Sociedade, 2013)ç

FILME:

Era o hotel Cambridge (Brasil, 2016, Elliane Caffé, 99’)

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Tema 7: NOVAS FORMAS DE DOMINAÇÃO & NOVAS FORMAS DE LUTA DA ESQUERDA

Comitê Invisível. Aos nossos amigos: crise e insurreição (Editora N-1, 2016)

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DEPOIS DE LATOUR? NOTAS SOBRE O DEBATE LEMOS & RÜDIGER

 

DEPOIS DE LATOUR?

NOTAS SOBRE O DEBATE LEMOS & RÜDIGER

Bruno Latour

Ednei de Genaro (2017)

As notas a seguir tentam fazer uma interpretação do debate entre André Lemos e Francisco Rüdiger a partir de seus textos publicados na revista Matrizes (Lemos: 1- “A crítica da crítica essencialista da cibercultura”, vol.9, n°01, 2015: http://www.revistas.usp.br/matrizes/article/view/100672; 2- Rüdiger: “Contra o conexionismo abstrato: réplica”, vol.9, n°2, 2015: http://www.revistas.usp.br/matrizes/article/view/111719 ; 3- Lemos: “Contra a crítica abstrata: tréplica”, vol.10, n°1, 2016; http://www.revistas.usp.br/matrizes/article/view/119470/116875). Arrisca-se, primeiramente, uma interpretação pragmática, evitando-se ao máximo o estilo polêmica. O que podemos tirar de produtivo do debate? Após, procuramos ponderar sobre as teorias, epistemologias e/ou metodologias colocadas em debate.

Os textos variam entre duas acusações bem gerais: Lemos acusando que a tradicional categoria de pensadores e acadêmicos Críticos, principalmente os ditos essencialistas, faz “pouco empírico”, tão logo produz muitas vezes compreensões, argumentos e julgamentos da política, economia e cultura bastante normativos, idealistas ou abstratos; Rüdiger, por sua vez, acusando que a nova categoria de pensadores e acadêmicos da Teoria Ator-Rede (TAR) faz apenas “muito empírico”, produzindo com isso um vazio de compreensões, argumentos e julgamentos da política, economia e cultura, que ele julga ser um tipo de conexionismo formal e abstrato. No “muito” e no “pouco” empirismo entrariam duas ênfases, duas posições de pesquisadores, a primeira que busca especialmente uma integração-e-isolamento discursivos (“purificações”, como veremos) sobre os fenômenos ditos humanos e técnicos; a segunda, que busca uma inclusão-e-simetria discursivas para analisar simultaneamente fenômenos ditos humanos e não-humanos (estudos de redes sociotécnicas, fugindo das purificações ou essencialismo). Os Críticos estando na tradição dos modernos em ciências humanas: em determinado momento faz-se uma “pausa” no empírico – e julga-se sociopoliticamente: por exemplo, sobre os tipos de poderes dominantes e seus dispositivos, sobre as classes sociais e seus principais agentes, as ideologias vigentes –, muitas vezes “saltando” hermeneuticamente para escrever sobre a cultura mercadológica, o desencantamento ou miséria do mundo, o niilismo. Os partidários da TAR, no entanto, estando na nova visão amoderna, agnóstica e perspectivista das ciências humanas: em determinando momento, quando o empírico não é mais viável, digamos assim, descreve-se sociotecnicamente: por exemplo, sobre as conexões e reconexões entre atores ou ambientes, as formas de transmissão de informação, as inovações nas materialidades e as mudanças de designs, com suas consequentes mutações nos procedimentos e controvérsias.

Os autores abrem, portanto, duas acusações gerais, com inevitáveis consequências ao produzir sentidos acusativos – pois, de alguma maneira, é preciso fortemente categorizar e julgar de forma negativa os modos epistemológicos do adversário. Abre-se enfim um debate, com também inevitáveis posições de defesas de fronteiras acadêmicas – entre um paradigma “vigente” e um paradigma “novo”.

Os textos de Lemos, inspirados nas proposições teórico-metodológicas de Latour, parecem nos fazer dois convites básicos: 1 – hoje seria bom que déssemos uma “pausa” na crítica, na verdade; 2 – e, consequentemente, seria bom que investíssemos mais na “ciência básica”, “pé no chão”, deixando um pouco de lado a velha “sociologia compreensiva e crítica”, para fazer mais e melhores observações, descrições e associações de fenômenos sociotécnicos no mundo, que são infinitamente maiores que no século XIX.

Os convites parecem bons, pertinentes, corretos? Ora, quem poderia dizer que, sendo cientista social, fazer “bastante ciência” seria ruim? Contudo, dos convites nascem perguntas evidentes, complicadoras, de diferentes matizes, que o texto de Rüdiger procura investir em contra-argumento: a “sociologia compreensiva e crítica”, aquela que faz interpretações ou hermenêutica dos fenômenos da linguagem, da histórica, dos signos – isto é, aquela que vai além do domínio dos fatos, observações, associações – não está mais fazendo ciência e funcionando bem, epistemológica e politicamente (criticamente)? Por que alguém, que estuda a sua própria sociedade, deveria deixar de fazer suas interpretações (hermenêuticas) históricas, política, econômica etc., para enfatizar suas pesquisas apenas em “descrições” – como um viajante ou antropólogo que entra em terras ou povos desconhecidos e faz suas anotações em um bloco de notas?

Enfim, narrativa da polêmica contada.

Tal como interpretamos, a resposta dos textos de Lemos vem a ser que a “sociologia compreensiva”, crítica, ficou presa demasiadamente em paradigmas (“frames explicativos”) totalizadores (desencantamento, luta de classe, sistema técnico, razão instrumental, ideologia) que não ajudam mais na compreensão da sociedade contemporânea; e isso ficaria claro – e torna-se motivo do texto –, na forma com que a técnica foi vista normalmente pelos Críticos: a grosso modo, como racionalidade negativa e oposta ao humano. Assim, a crítica teria se tornado, em muitos casos, demasiadamente “essencialista”, discursando muito mais próxima de um tom de “filosofia social moralista” do que propriamente de ciência social.

A conjuntura histórica nunca foi tão boa para Lemos tecer tais argumentos acima. As posições críticas, em suas linhas gerais, procuraram destacar uma compreensão das estruturas de pensamento e de ação da sociedade como um todo, desvendando suas forças dominantes para, enfim, produzir uma crítica dos processos vigentes, e uma imaginação de “emancipação”. Correntes muito díspares, marxistas, weberianas, fenomenológicas, existencialistas, estruturalistas, pós-estruturalistas, de uma forma ou de outra, constituíram um tipo de perspectiva crítica. Todas vivem suas crises hoje. (Por motivos históricos que não cabe discursar nestas notas, infelizmente, mas que tem muito a ver, como sabemos, com as experiências fracassadas de emancipações, ditas “comunistas”, no século XX. Lembremos Latour, em “Jamais fomos modernos”, proferindo que o ano de 1989 foi “miraculoso”, pois teve acontecimentos que romperam de vez com os abjetos paradigmas prometéicos de “progresso científico” e de “emancipação humana”).

Os textos de Lemos pedem então um “novo olhar” para as coisas. Não mais uma perspectiva de crítico-emancipatória, mas de responsabilidades, que seriam produzidas a partir de uma cuidadosa pesquisa de compreensão dos complexos laços sociotécnicos presentes hoje – na dimensão da cultura digital, mote do texto, “de engenheiros, criadores, produtores de informação, empresas, distribuidores, usuários, empresas, distribuidores, usuários, leis, softwares e bancos de dados, servidores, redes…” (p.48, texto 1). A pesquisa deveria vir fundamentalmente da compreensão das mediações entre agentes (“actantes”), dando ênfase não aos agentes em si (epistemologicamente esses não existem!), mas aos processos que estão realmente acontecendo.

Na posição de um criador de responsabilidades, o pesquisador parece torna-se uma figura comedida, mas autossuficiente. Isto porque ele não desejaria “abraçar o mundo”; não começa a pesquisar sobre um ambiente específico, uma agência de telemarketing, por exemplo, e de repente está falando, com a “ajuda” de Boltanski e Chiapello, sobre os traços macro do capitalismo contemporâneo. Caso seu acompanhando dos rastros não lhe tenha levado a isso, ele não faz “saltos” sobre os fenômenos. O uso de paradigmas tende a ser visto como “muleta”. Ao descrever bem a composição de um ambiente, o objetivo do pesquisador é se tornar um intelectual capaz de ajudar a ver as posições e encargos de cada agentes, para assim, de alguma maneira, auxiliá-los na resolução de controvérsias, problemas de organização, fazendo modificar as formas como os agentes veem as coisas. Portanto, o pesquisador procura adotar uma posição perspectivista e agnóstica, sendo que os temas e enfoques de pesquisa procuram também mudam. Buscam-se mais a descrição de ambientes do que de temas ou poderes, por exemplo.

Em relação ao “essencialismo” dos críticos que versam sobre a técnica, os textos de Lemos recuperam dois autores célebres: Heidegger e Ellul. Seus trabalhos pouco serviriam para a Teoria do Ator-Rede, pois, apesar de justificarem muito bem aos contextos históricos ou sociológicos, os conceitos que tais autores trabalham acabam se fechando em macros “esquemas” crítico-filosóficos sobre a técnica/tecnologia, sejam estes pessimistas ou otimistas. Virilio, Baudrillard, Debord e autores da primeira e segunda gerações da Escola de Frankfurt, e seus partidários ainda hoje, seriam os últimos a abusarem de sentenças “essencialistas”.

A questão difícil vem a ser a respeito do diagnóstico de “essencialista” para os mais contemporâneos. Esses realmente produzem aqueles “esquemas”? Morozov, Janier, Keen, ou então Stiegler, são críticos e essencialistas, ou somente críticos? Aqui, podemos dizer que, até onde o presente autor leu os supracitados, nenhum estaria fazendo argumentos essencialistas, e todos são “sucessos” em suas pesquisas empíricas. (E façamos jus, em relação ao último quesito, também são “sucessos empíricos”, o arqueólogo de mídias Virilio e o pesquisador-observador-viajante Baudrillard, citados por Lemos). Tanto que se pode perguntar – e o texto de Rüdiger faz isso – se a questão realmente pertinente hoje é a questão da crítica, e não a do velho argumento de condenação do “essencialismo” …

Certamente, para a maior parte dos críticos contemporâneos que versam sobre a cibercultura, o horizonte é desvendar um pouco as “ordens intrínsecas” da técnica, contudo evitando o erro de tratá-las como isoladas, o que seria o pecado dos “essencialistas”. Isso parece ser evidente – e talvez defina uma discussão pertinente hoje – quanto àqueles que se ligaram, uns mais fortemente outros menos, à tradição de Simondon, por exemplo, Deleuze-Guattari, Stiegler, Lazzarato e outros. Em relação a essa tradição, cabe aqui explicitar uma diferença crucial com Latour. Para Simondon, autor que pensa em termos de “transdução”, o olhar para a questão da individuação técnica é uma forma pensá-la enquanto fixação dos gestos humanos, “cristalização”, mesmo que temporária, tendo isso efeitos diversos nos ambientes (“tecnicidade”) – sendo “melhor ou pior” para as individuações psíquicas e coletivas, dependendo dos tipos de entropias e neguentropias vigentes. Para Latour, no entanto, autor pensa em termos de “tradução”, o olhar recai para os actantes não-humanos, que tende sempre à mediação, ao movimentos, criticando Simondon por ainda compreender a técnica como “objeto”, “coisa”, “sujeito”, e não como “advérbio” ou “verbo” – consideração esta que faz Latour eliminar de uma vez por todas os discursos críticos (“purificadores”) sobre dispositivos, objetos técnicos, máquinas, sistemas técnicos.

Deixemos claro: ambos os autores, contudo, estão abertos aos contextos a partir dos modos de existência dos seres ou objetos, criticando, ambos, o “substancialismo”. Mas podemos desvelar agora algo crucial: um adotando uma posição muito mais perspectivista (Latour).

Assim, parece haver uma consequência importante na forma como os textos de Lemos, a partir de Latour, observa a “purificação” (compreendida como o gesto de dar algum tipo de “substancialismo” aos fenômenos). As “purificações” dos críticos pessimistas Morozov, Keen e Lanier, autores que estariam na linhagem mais típica dos modernos, de “pouco empirismo”, presumiriam exacerbadas e antecipadas distinções e nivelações de poderes, instituições e valores, concluindo sobre um “todo assimétrico”; enquanto que, por exemplo, os modernos críticos otimistas Lévy, Jenkins e Johnson, também de “pouco empirismo”, presumiriam exacerbados e antecipados acordos, mediações, horizontalidade de poderes, instituições e valores, concluindo sobre um “todo simétrico”. Latour, por sua vez, estaria “no meio”, no espaço do antropólogo que observa, perspectiva e agnosticamente, tais roteiros empíricos “fracos” dos críticos pessimistas e otimistas, com suas marcas e diagnósticos apressados, abusando de palavras de ordem, chavões e enunciados políticos “mobilizadores”. O erro destes críticos estaria em sempre querer enxergar um “aquém” ou um “além” dos limites das redes sociotécnicas presentes.

Caso se entenda qualquer tipo de “purificação” como sinônimo de “essencialismo”, então as coisas realmente estariam complicadas para os críticos. Ora, os críticos, pessimistas e otimistas, sempre apostariam em esclarecer sobre formas de estabilizações, automatismos, cristalizações ou delegações nas redes sócio-técnicas que duram mais tempo do que o “normal” (crítico não se abstém do julgamento ético-político!), expondo, dependendo do caso, um mundo de violência ou de justiça, de formas de dominação ou de liberdades etc. (Mesmo sendo críticos simondonianos ou deleuzianos, por exemplo, com suas sofisticações para falar dos “dispositivos”, “sistemas técnicos”, “domínios sociais” e “domínios técnicos”, nada mudaria: para Latour, na hipervalorização das mediações ou hibridismos, o crítico seria sempre um “demônio simplificador da modernidade”!).

Mas cabe perguntar: mas não teria sido o “hibridismo total”, enquanto “desterritorialização contínua”, o sonho de Deleuze-Guattari? Os verdadeiros e contínuos reajustes, reformulações, desvios, dobras, desacoplamentos, o fim de um tempo que dura muito tempo trazendo as hierarquizações, a rigidez, a vida arborescente? Se na cabeça de Deleuze-Guattari, o fim do tempo que dura muito tempo seria o sonho de emancipação a partir da multiplicidade, para Latour isso é 100% pura realidade e banalidade no mundo.

Latour teria realizado a definição crítica mais sucinta do que é ser moderno: aquele que está sempre fazendo a produção e negação dos híbridos (purificação). Para escapar disto, procurou investir, como lembra Lemos, em “ultrapassar as fronteiras do senso comum entre signos e coisas” (p.44, texto 1), do julgamento entre a representação e a realidade empírica-material, entre ideologia e infraestrutura… Com o objetivo de não alimentar qualquer hipostasia de significados para as coisas; caso contrário, cair-se-ia em algum tipo de negação dos híbridos, os “quasi-x”, “quasi-y”. Influenciado por Latour, Lemos então formula: “As infraestruturas técnicas são sempre pontuais, provisórias, sendo que as controvérsias ajudam a revelar o imbróglio que as constitui, ou seja, abrir as caixas-pretas e desnudar as redes até então estabilizadas” (p.41, texto 1). A disposição intelectual pelos hibridismo seria, pois, a meta mais importante da TAR (Rüdiger procura provocativamente dizer que isto evidenciaria uma “nova metafísica” … E não está sozinho na empreitada. Ver, por exemplo, a entrevista de Latour com Carolina Marinda: “À métaphysique, métaphysique et demie: L’Enquête sur les modes d’existence forme-t-elle un système ?” [http://www.bruno-latour.fr/sites/default/files/140-TEMPs-MODERNES-SYSTEME.pdf]).

Abre-se, enfim, entre os críticos e o perspectivismo latourniano, olhares e ênfases diferentes, com consequências epistemológicas e políticas.

*

Poder-se-ia, em primeiro lugar, ressalvar que que a razão crítica, na maior parte dos autores contemporâneos citados por Lemos, não vem exatamente “negar as mediações”, mas – ao fazer o julgamento ético-político –, identificar onde elas não acontecem de forma democrática. Questão: explicitar a realidade que nega as mediações (democráticas) não seria diferente de negar as mediação? E, de tal modo, o problema vem a ser de “fracasso empírico” ou de identificação da falta dele (leia-se: da mediação democrática)?

Bachelard notava que um conhecimento “novo” é sempre feito contra um anterior. Algo que talvez nos faça compreender porque, na disputa entre dois “programas de pesquisa”, e na luta pela identificação das “anomalias” desses programas, o leitor fica encurralado entre duas acusações.

Os críticos modernos diriam: só uma purificação radical, instrumental e essencialista, pode nos fazer crer que há humanos de um lado e instrumentos do outro. Os acríticos amodernos inverteriam a ordem das coisas: só uma hibridização radical, abstrata e anti-essencialista, pode nos fazer crer que não há de um humanos e instrumentos do outro.

Lemos e Rüdiger não estariam forçando uma dicotomia, cada lado, afinal, com seu anseio metafísico “purificador”?

É possível fazer algumas considerações finais, aproveitando questões de ambos os lados. Diferente de Rüdiger, poderíamos desenvolver que a questão acerca dos híbridos em Latour parece vir a cumprir um papel, na verdade, altamente material, real – e não abstrato por antecipar (inevitavelmente) princípios epistemológicos; e, diferente de Lemos, poderíamos notar duas problemáticas: as acusações de “essencialismo”, de “determinismos tecnológicos”, de “fracassos empíricos e cegueiras da vida social” parecem ter sido mais pertinentes nos anos 1980, e não hoje; e é possível divergir, como começamos a notar acima, de uma posição importante de Latour, expressada em vários livros, e bem sintetizada pelo texto de Rüdiger: “a crítica nos põe no mau caminho ao nos afastar dos fatos em vez de nos fazer chegar mais perto deles; ela nos impede de dar nova vida a um empirismo com o qual poderíamos nos libertar da epistemologia moderna e suas dicotomias” (p.128). Em relação ao “afastar dos fatos” ou ao “por em mau caminho”, já respondemos: nada tem a ver com a crítica, apenas que condiz com o nível de compromisso científico dos pesquisadores. Em relação à crítica, propriamente, sejamos assim o mais direto possível: a crítica é essencialmente dissensual, demanda a radicalização democrática (as mediações verdadeiras!) em um modo de vida, capitalista, que gera exatamente da legitimidade política para tais litígios (sobre o assunto, ver a obra “O desentendimento”, do filósofo Jacques Rancière).

O ponto inicial de divergências entre os pesquisadores Lemos e Rüdiger, acreditamos, são duas diferentes posições éticopolíticas no contemporâneo: a de responsabilidade e a de crítica. (A primeira nada esclarecida nos textos de Lemos; a segunda, insuficientemente tratada nos textos de Rüdiger). A partir disto, um condenando o fetichismo do outro: o abuso de empirismo e a miséria de iluminismo crítico (caso do latourniano Lemos); a miséria do empirismo e o abuso de iluminismo crítico (caso do teórico crítico Rüdiger).

Há, por exemplo, quem muito lê – o presente autor inclui-se – Deleuze-Guattari, Lazzarato, Stiegler, por exemplo, e também Latour, ocorrendo a pergunta: pode-se trabalhar com redes sociotécnicas, adotando muitas posturas epistêmicas latournianas e, ao mesmo tempo, tomar uma atitude crítica? Cremos que a resposta seja sim, e começamos a esboçar nestas notas que a tradição aberta pela epistemologia de Simondon, por exemplo, abriria um caminho crítico “não-substancialista” que está sendo iluminado hoje por alguns autores.

O que parece certo – e isso vem sendo notado aos brados por muitos intelectuais – é que crítica contemporânea não pode querer ressuscitar a “velha crítica” onde ela é ainda melancolicamente depositária. Para nós, ela deve encontrar as “novas armas”, expressando as realidades que negam as mediações (democráticas), e que alimentem, ao mesmo tempo, novas estéticas de vida e mundo possíveis.

[Ensino] Pensamento social brasileiro

UNIVERSIDADE FEDERAL DO MATO GROSSO DO SUL – UFMS / CÂMPUS NAVIRAÍ – CPNV / CURSO DE CIÊNCIAS SOCIAIS

PROFESSOR: EDNEI DE GENARO, Dr.

DISCIPLINA: PENSAMENTO SOCIAL BRASILEIRO I (Carga horária: 60h)

Os operários 1933

OBJETIVO:

Apresentar e debater o pensamento social brasileiro, com enfoque na década de 1930. Discutir as principais ideias e os conceitos em relação ao tema, movimentando questões sobre a cultura, economia e política. Nomeadamente, a disciplina, passando pelos precursores e sucessores, se centrará na avaliação – e releituras críticas contemporâneas – de três pensadores: Gilberto Freyre e Sérgio Buarque de Holanda, nos anos 1930, e do marxista Caio Prado Júnior, momento pós-1930. Os seminários dos alunos enriquecerão as discussões, a partir da temática “O pensamento social brasileiro na literatura (1900-1930)”, sendo escolhidos os escritores: Euclides da Cunha, Oswald de Andrade, Mário de Andrade, Monteiro Lobato e Lima Barreto.

PROGRAMA:         

INTRODUÇÃO: o que é “pensamento social brasileiro”?

SCHWARCZ, L. M. & BOTELHO, A. Simpósio: cinco questões sobre o pensamento social brasileiro. Lua Nova, São Paulo, 82: 139-159, 2011.

DEPOIS DA “FORMAÇÃO”?

NOBRE, Marcos. “Depois da ‘formação’: cultura e política na nova modernização”. Revista Piauí. Tribuna livre da luta de classes, n°74, novembro, 2012.

Documentário:

Um sonho intenso. Direção: José Mariani. 2013, 102min.

Um sonho intenso

PRECURSORES DO PENSAMENTO SOCIAL BRASILEIRO

FRANSCISCO ADOLFO VARNHAGEN, a visão monárquica portuguesa

REIS, José Carlos. Anos 1850, Varnhagen: o elogio da colonização portuguesa. In: As identidades do Brasil: de Vernhagen a FHC. Rio de Janeiro: Editora FGV, 2007.

Leituras em sala de aula:

– VARNHAGEN, Francisco Adolfo. História geral do Brasil. v. 3, São Paulo: Edusp, 1981. [Seleção de trechos]

– CARVALHO, José Murilo de. Brasil não soube assimilar entrada do povo na vida política. Folha de S. Paulo, seção Ilustríssima, 28/05/2017.

CAPISTRANO DE ABREU, em busca do povo brasileiro

– CAPISTRANO DE ABREU, José. Capítulos de história colonial. Brasília: Editora da UNB, 1982.

– REIS, José Carlos. Anos 1900: Capistrano de Abreu: o surgimento de um povo novo: o brasileiro. In: As identidades do Brasil: de Vernhagen a FHC. Rio de Janeiro: Editora FGV, 2007.

INTERMEZZO

50 anos de Terra em Transe, a “alegoria barroca do subdesenvolvimento”. 

 Filme: Terra em transe (1967, Glauber Rocha, 106min).

 Texto: STAM, Robert. Terra em transe. Discurso, v. 7, n. 7, Usp, São Paulo, 1976.

Terra em Transe

GERAÇÃO DE 1930

GILBERTO FREYRE

Interpretação:

“CASA-GRANDE E SENZALA” – “As características da colonização portuguesa do Brasil” (Capítulo 1) – In: FREYRE, Gilberto. Casa-grande e senzala: introdução à história da sociedade patriarcal no Brasil. Rio de Janeiro: Record, 2001.

REIS, José Carlos.“Anos 1930: Gilberto Freyre. O reelogio da colonização portuguesa”. In: Reis, J. C. As identidades do Brasil: de Vanhargen a FHC. Rio de Janeiro: Editora FGV, 2007).

Reinterpretação crítica:

SOUZA, Jessé de. Teatro de espelhos do patrimonialismo brasileiro. In: A tolice da inteligência brasileira: ou como o país se deixa manipular pela elite. São Paulo: Leya, 2015.

SÉRGIO BUARQUE DE HOLANDA

Interpretação:

“RAÍZES DO BRASIL” – “O homem cordial”. (Capítulo 5) – In: HOLANDA, Sérgio Buarque de. Raízes do Brasil. Rio de Janeiro: José Olympio, 1994.

REIS, José Carlos.“Anos 1930: Sérgio Buarque de Holanda. A superação das raízes ibéricas. In: Reis, J. C. As identidades do Brasil: de Vanhargen a FHC. Rio de Janeiro: Editora FGV, 2007).

Reinterpretação crítica:

SOUZA, Jessé de. Cordial e colonizado até o osso. In: A tolice da inteligência brasileira: ou como o país se deixa manipular pela elite. São Paulo: Leya, 2015.

 A VISÃO MARXISTA

CAIO PRADO JÚNIOR

Interpretação:

“FORMAÇÃO DO BRASIL CONTEMPORÂNEO” – “Introdução”; “Sentido da colonização”; “Economia”; “Grande lavoura”; “Organização social”; “Vida social e política” – In: PRADO Jr., Caio. Formação do Brasil Contemporâneo. São Paulo: Companhia das Letras, 1994.

Reis, José Carlos. “Anos 1960: Caio Prado Jr.: a reconstrução crítica do sonho de emancipação e autonomia nacional”. In: Reis, J. C. As identidades do Brasil: de Vanhargen a FHC. Rio de Janeiro: Editora FGV, 2007).

Reinterpretação crítica:

OLIVEIRA, Francisco de. O ornitorrinco. In: Crítica à razão dualista. São Paulo: Boitempo, 2003.

SEMINÁRIOS – “O pensamento social brasileiro na literatura (1900-1930)”

I – EUCLIDES DA CUNHA

Os sertões (1902) [Parte “O homem” – Itens I a IV].

II – OSWALD DE ANDRADE

Manifesto Antropófago (1928)

Manifesto da poesia pau-brasil (1924)

III – MÁRIO DE ANDRADE

Macunaíma (1928)

IV – MONTEIRO LOBATO

Urupês (1919)

V – LIMA BARRETO

Triste fim de policarpo quaresma (1915)

PROCEDIMENTOS:         

A disciplina se desenvolverá através de aulas expositivas e dialogadas, nas quais os alunos serão chamados ao debate das ideias e conceitos sobre o Pensamento Social Brasileiro, conceitos esses fundamentais presentes nos textos selecionados. O processo de ensino e aprendizagem englobará, ainda, a realização de atividades individuais e de seminários, bem como o exercício da pesquisa em diferentes fontes.

RECURSOS:           

Lousa, giz, computador e projetor multimídia para projeção de arquivos PowerPoint e vídeo. Livros, CD, consulta a sites, textos e outros recursos bibliográficos.

BIBLIOGRAFIA BÁSICA:

ANDRADA E SILVA, José B. de. Projetos para o Brasil. São Paulo: Cia. das Letras, 1998.

CAPISTRANO DE ABREU, José. Capítulos de história colonial. Brasília: Editora da UNB, 1982.

CARDOSO, Fernando Henrique. Pensadores que inventaram o Brasil. São Paulo: Companhia das Letras, 2013.

FREYRE, Gilberto. Casa Grande & Senzala: introdução à história da sociedade patriarcal no Brasil. Rio de Janeiro: Record, 2001.

HOLANDA, Sergio B. de. Raízes do Brasil. 26. ed. São Paulo: Companhia das Letras, 1995.

NOBRE, Marcos. “Depois da ‘formação’: cultura e política na nova modernização”. In: Revista Piauí. Tribuna livre da luta de classes, n°74, novembro, 2012.

OLIVEIRA VIANNA, Francisco José. Instituições Políticas Brasileiras. Rio de Janeiro: José Olympio, 1949.

OLIVEIRA, Francisco de. O ornitorrinco. In: Crítica à razão dualista. São Paulo: Boitempo, 2003.

PRADO Jr., Caio. Formação do Brasil Contemporâneo. São Paulo: Companhia das Letras, 1994.

SCHWARCZ, L. M. & BOTELHO, A. Simpósio: cinco questões sobre o pensamento social brasileiro. Lua Nova, São Paulo, 82: 139-159, 2011.

SOUZA, Jessé de. A tolice da inteligência brasileira: ou como o país se deixa manipular pela elite. São Paulo: Leya, 2015.

BIBLIOGRAFIA COMPLEMENTAR:

BARBOZA FILHO, Rubem. A modernização brasileira e o nosso pensamento político. Perspectivas, São Paulo, v. 37, p. 15-64, jan./jun. 2010.

BASTOS, Elide Rugai. Atualidade do pensamento social brasileiro. Revista Sociedade e Estado, v. 26, n°2, maio/agosto, 2011.

BRANDÃO, Gildo Marçal Brandão. Linhagens do pensamento político brasileiro. Dados, n. 2, 2005.

FURTADO, Celso. Formação econômica do Brasil. São Paulo: Companhia das Letras, 2007.

MARTINS, Luciano. A gênese de uma intelligentsia: os intelectuais e a política no Brasil, 1920 a 1940. In: Revista Brasileira de Ciências Sociais, vol. 2, n. 4, 1987.

MICELI, Sérgio. Intelectuais à brasileira. São Paulo, Companhia das Letras, 2002.

REIS, José Carlos. As identidades do Brasil: de Vernhagen a FHC. Rio de Janeiro: Editora FGV, 2007.

SCHWARZ, Roberto. As ideias fora do lugar. In: Ao vencedor as batatas. São Paulo, Duas Cidades, 1992.

TAVOLARO, Sergio B. F. A tese da singularidade brasileira revisitada: desafios teóricos contemporâneos. Dados, vol.57, n.3, pp. 633-673, 2014.

TORRES, Alberto. O problema nacional brasileiro. Brasília: Editora da UNB, 1982.

VARNHAGEN, Francisco Adolfo. História geral do Brasil. v. 3, São Paulo: Edusp, 1981.

Avaliação:     

Conforme preconiza o Capítulo XVII da RESOLUÇÃO Nº 214, de 17 de dezembro de 2009, a verificação do rendimento acadêmico será realizada por meio de atividades acadêmicas: avaliações (escritas, práticas ou orais), trabalhos, seminários, debates, pesquisas e participação nas atividades propostas, individuais e coletivas. Datas dos seminários, prova e avaliação substitutiva serão acordadas no primeiro dia de aula.

Atividade Pedagógica de Recuperação de Desempenho em Avaliações:         

A atividade de recuperação será por intermédio de uma prova substitutiva, marcada para a última semana de aulas, onde a nota da avaliação substituirá a menor nota, a prova será com base em todo conteúdo trabalhado durante o semestre na referida disciplina.

ANEXO:

SOBRE GILBERTO FREYRE

ARAÚJO, Ricardo Benzaquen. Guerra e paz: Casa-grande e senzala e a obra de Gilberto Freyre nos anos 30. Rio de Janeiro, Editora 34, 1994.

ARAÚJO, Rosa Maria Barboza de e FALCÃO, Joaquim (orgs.). O imperador das idéias: Gilberto Freyre em questão. Rio de Janeiro, Topbooks, 2001.

BASTOS, Élide Rugai. As criaturas de Prometeu: Gilberto Freyre e a formação da sociedade brasileira. São Paulo, Global, 2006.

DAMATTA, Roberto. A originalidade de Gilberto Freyre. In: Gilberto Freyre na UnB. Brasília, Editora da UnB, 1981.

MELLO, Evaldo Cabral de. Raízes do Brasil e depois. In: HOLANDA, Sérgio Buarque de. Raízes do Brasil. São Paulo, Companhia das Letras, 1995.

SOUZA, Jessé. A modernização seletiva. Brasília, Editora da UnB, 2000. (o livro também discute Sérgio Buarque de Holanda e Raymundo Faoro).

SOBRE SÉRGIO BUARQUE DE HOLANDA

CANDIDO, Antonio. O significado de Raízes do Brasil. In: HOLANDA, Sérgio Buarque de Holanda. Raízes do Brasil. Rio de Janeiro, José Olympio Editora, 1967.

COSTA, Valeriano Mendes Ferreira. Vertentes democráticas em Gilberto Freyre e Sérgio Buarque. Lua Nova, n. 26, 1992.

DIAS, Maria Odila Leite da Silva. Sérgio Buarque de Holanda, historiador. In: Sérgio Buarque de Holanda. São Paulo, Editora Ática, 1985.

FERREIRA, Gabriela Nunes. A formação nacional em Buarque, Freyre e Vianna. Lua Nova, n. 37, 1996.

MONTEIRO, Pedro Meira. A queda do aventureiro. Campinas, Editora da UNICAMP, 1999.

SOBRE CAIO PRADO JÚNIOR

D’INCAO, Maria Ângela (org.). História e ideal: ensaios sobre Caio Prado Jr. São Paulo, Editora Brasiliense, 1989.

IGLÉSIAS, Francisco. Introdução, Caio Prado Jr. São Paulo, Ática, 1982.

NOVAIS, Fernando. Caio Prado Júnior historiador. In: Novos Estudos CEBRAP, n. 2, 1983.

RÊGO, Rubem Murilo Leão. Sentimento do Brasil: Caio Prado Júnior – continuidades e mudança no desenvolvimento da sociedade brasileira. Campinas, Editora da UNICAMP, 2000.

REIS, José Carlos. Anos 1960: Caio Prado Jr. In: As identidades do Brasil: de Varnhagen a FHC. Rio de Janeiro: Editora FGV, 2006.

RICUPERO, Bernardo. Caio Prado Jr. e a nacionalização do marxismo no Brasil. São Paulo, Editora 34, 2000.

 

 

 

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